Interview Infiniters : Caroline Blineau

Comme chaque mois, nous donnons rendez-vous à un professionnel du jeu de rôle, de l’édition, ou de la narration pour échanger en direct sur notre chaîne Youtube. L’auteure Caroline Blineau (Les Pierres Ecarlates, éditions Nanachi) était l’invitée le 1er mars 2018 pour notre interview Infiniters au Labo de l’édition ! https://www.youtube.com/watch?v=IzSG3xHebUw


 

Voici une retranscription de cet entretien, rapportant le parcours créatif de Caroline Blineau et son rapport à l’écriture et au jeu de rôle :

Caroline Viphakone : […] Bienvenue à vous sur la chaîne Youtube d’infinite RPG ! Je suis Caroline Viphakone du studio infinite, ma start-up est dédiée à l’écriture par le jeu de rôle, l’idée c’est de démocratiser l’acte d’écriture grâce au jeu de rôle, à travers : notre plateforme (un réseau social d’écriture), nos ateliers d’écriture et des formations qu’on anime en entreprise.

Aujourd’hui je voulais inviter Caroline Blineau, qui est rôliste et qui a publié son premier roman Les Pierres écarlates chez Nanachi éditions. On était en train de parler de quand tu as commencé à écrire.

Caroline Blineau : C’est ça, j’ai commencé à écrire avec les forums RP.

C.V. : Tu peux expliquer ce qu’est un forum RP ?

C. B. : En gros, c’est sur un forum (comme Forumactif) où dans un univers donné, un scénario donné, encadré par des admins et des modos, on peut jouer des personnages et les faire interagir avec d’autres. Et par rapport à une trame, on va construire et écrire de manière collaborative avec d’autres personnes.

C.V. : En quoi est-ce que ce que tu fais sur forum RPG, de l’anglais Role Playing Game, c’est du jeu de rôle ?

C. B. : Pour ma part, c’est très simple. Les expériences RPG, du moins les plus concrètes, que j’ai pu avoir étaient animées par des scénaristes, dont moi-même. On faisait interagir des Maîtres de jeu, comme dans le JDR papier, qui pouvaient arriver dans vos posts RP, dans vos échanges. On avait des systèmes de dés, pour associer forum RP et jeu de rôle papier, avec même des systèmes de combat, du gameplay… Je suis aussi game designer, illustratrice…

C.V. : Oui, c’est toi qui as réalisé la couverture de ton livre. Tu es aussi écrivaine, prof…

C. B. : Je suis prof d’arts appliqués également.

C.V. : Tout un profil !

C. B. : Tout un profil qui finalement s’imbrique bien dans mon parcours avec des expériences qui « matchent » bien ensemble. J’ai la chance de pouvoir écrire, penser gameplay, et illustrer mes idées et personnages.

C.V. : Et du coup, ce projet vient d’un forum RPG ?

C. B. : À la base oui, ce projet vient d’une frustration causée par la fermeture d’un forum RPG. Je me suis dit que c’était bête, ça faisait plus de 5 ans que j’avais ces personnages, que j’avais construit autour de cet univers Saint-Seiya, mais qui a été transposé au XVIIe-XVIIIe siècle. Je suis donc partie de cet univers-là, j’ai ré-adapté, j’ai extrait certains RPs que j’ai pu faire, j’ai gardé l’essence de certains personnages, leurs caractéristiques.

C.V. : Tu voulais terminer l’histoire de tes personnages ?

C. B. : Oui, je voulais surtout écrire pour moi. Ce n’était pas du tout prévu que je sois publiée.

« […] je voulais surtout écrire pour moi. Ce n’était pas du tout prévu que je sois publiée. »

C.V. : Tu m’avais dit en fait que tu cherchais à travailler comme freelance.

C. B. : Oui, j’ai postulé en tant qu’illustratrice auprès de maisons d’édition. J’ai rencontré l’éditeur de Nanachi comme ça, on s’est bien entendu, il n’avait pas de mission pour moi, mais on a bien sympathisé, y’avait vraiment un bon feeling. J’en étais à la moitié de mon roman. Je me suis dit que j’avais rien à perdre, j’ai tenté et je lui ai proposé… et j’ai eu mon contrat d’édition. Alors que j’avais pas terminé mon bouquin !

C.V. : Donc c’est possible d’avoir un projet en cours et d’intéresser un éditeur ?

C. B. : Tout à fait ! D’ailleurs, c’est ce que tu me disais pour les participants qui viennent ce soir, non ?

C.V. : Oui, en fait on a un partenariat avec le Salon du Livre Paris, qui consiste à présenter des participants de nos ateliers, les infinite writers, à un speed-readingspeed-dating, qui ont un projet d’écriture plus ou moins abouti, pour rencontrer leurs futurs éditeurs, être au moins confrontés à la réalité du marché…

C. B. : … et se lancer ! Il ne faut pas avoir peur ! Comme quoi, il faut tenter, on peut avoir de bonnes surprises. Moi c’était pas du tout prévu, je m’y attendais pas, c’était vraiment pour moi, c’était pour achever l’histoire de mes personnages.

C.V. : D’ailleurs, on a Florimon sur la chatbox qui dit « Une fille sur un forum Seint-Seiya, tu dois être une perle rare ! »

C. B. : Oh ! On était quand même quelques nanas sur le forum. J’ai rencontré ma meilleure amie là dessus. On devait être 3-4… Moi j’étais sur Seint of the Past, un moment sur Seint-Seiya Anthologie et sur Edge of Gold. J’étais scénariste… et j’aimais vous torturer !

C. V. : En parlant de scénarios, tu fais aussi du jeu de rôle sur table ?

C. B. : C’est tardivement, il y a cinq-six ans que je me suis mise au jeu de rôle papier.

C. V. : Tu joues sur quoi en ce moment ?

C.B. : En ce moment, je suis sur du Pathfinder et principalement sur du Vampire Mascarade. C’est vachement cool ! C’est grâce à mon MJ, avec qui on a la même vision, même avant sur forums RP.

C. V. : Tu es vraiment passée de forum RPG à jeu de rôle sur table !

C.B. : Je continue de lier les deux. Et avec l’illustration.

C. V. : On utilise Vampire Mascarade avec David de Draftquest, qui s’en inspire pour la création de personnages. Attitude versus Nature.

C.B. : J’aime bien la notion de construction de persos comme ça ! Je vais bientôt animer un atelier avec mes élèves, en incluant du jeu de rôle, pour qu’ils puissent y toucher.

C. V. : Il y a pas mal de parents qui essaient de faire connaître leur passion du jeu de rôle à leurs enfants. Et aussi de donner envie aux enfants d’écrire. Ça permet de désacraliser l’écriture, de se dire qu’ils n’ont pas besoin d’être des Proust ou des Baudelaire…

« J’ai appris à écrire de manière autodidacte, à force d’écrire. »

C.B. : C’est vrai que c’est comme ça que j’ai appris : la construction de récit, de personnages… J’ai appris à écrire de manière autodidacte, à force d’écrire. Quand j’ai débuté sur les forums RP, j’avais des potes qui me donnaient des conseils. J’avais 10-11 ans.

C. V. : T’as commencé le forum RPG à 10-11 ans ?

C.B. : Oui, j’étais au collège. Et quand je me suis bien mise, je devais avoir 15 ans.

C.V. : Et avant ça, tu écrivais ? En dehors des forums ?

C.B. : Je me souviens quand j’étais en primaire, j’écrivais des petites histoires. Je faisais des petits cahiers avec des illustrations. J’adorais les dinosaures, j’écrivais sur eux, j’avais une passion pour les dinosaures… Je voulais être paléontologue !

C.V. : Tu voulais être Ross !

C.B. : Plutôt Indiana Jones ou Lara Croft !

C.V. : Et après tu as fait les forums…

C.B. : J’ai découvert complètement au hasard ! Quand je me suis mise aux mangas : Shaman King, Pokemon… J’étais sur un forum de discussion où on m’a parlé d’incarner ses personnages… Finalement, je ne suis ni devenue dresseur de Pokemon ni paléontologue mais bon !

C.V. : Tu as fait quoi comme études ?

C.B. : J’ai fait un Bac littéraire avec des horaires aménagées pour préparer mon dossier pour les études supérieures. Je suis entrée à LISAA (L’Institut Supérieur des Arts Appliqués), spécialisée en jeux vidéo et game design. J’ai pu faire un lien entre écriture, jeux vidéo, illustration, scénario… C’est comme dans la conférence de Ronan Le Breton qui parlait de l’importance de la narration dans un jeu, j’étais plutôt d’accord avec lui. La narration a une place quand même importante dans le jeu vidéo. Après, il y a deux écoles… Y’en a qui vont favoriser le gameplay, ce qui est bien aussi parce qu’on peut ne pas aimer un jeu contemplatif… C’est selon les préférences de chacun, selon ses envies, selon le moment. Ça dépend quand j’ai envie de défourailler du mob ou faire du TellTales.

C.V. : Tu as le temps de jouer ?

C.B. : En ce moment, je suis sur Breath of the Wild et Assassin’s creed. J’adore ce genre de jeu ouvert, où tout est possible. Comme je te disais, je suis allée voir Ganon direct…

C.V. : Y’a Julie sur la chatbox qui dit que le gameplay peut aussi raconter des histoires !

C.B. : Bien sûr, le gameplay peut servir à la narration et vice-versa.

C.V. : Et Marie sur la chatbox dit que l’idéal, c’est quand les deux travaillent ensemble. À LISSA, vous travailliez sur des projets de jeux vidéo ?

C.B. : Oui, chaque élève se voyait attribuer un rôle : quelqu’un de la narration, un autre du game design

C.V. : Et toi, tu t’es spécialisée ?

C.B. : Moi j’aime bien toucher à tout ! J’aime bien toucher à l’écriture et à l’illustration, spécialement la création de personnages, donc je me suis spécialisée sur le chara design. Je me suis occupée de l’interface, comme personne n’en voulait et que j’aimais bien toucher à des choses que je n’avais pas encore faites. On s’est bien éclaté.

C.V. : Tu t’es un peu inspirée du jeu de rôle forum et jeu de rôle sur table dans tes études de jeux vidéo ?

C.B. : En groupe, c’était un peu compliqué pour ceux qui n’avaient pas l’expérience. Je sais que certains de mes profs aimaient bien concilier plusieurs types de jeux. Par exemple : un de mes profs en chara design avait pris la fiche de Vampire et nous demandait d’écrire les spécificités, les attributs de nos personnages. Ça reste une niche.

C.V. : Tu as ta soeur, Appasora, qui dit dans la chatbox : « 500 heures sur Skyrim, dont 499 heures de balade dans Bordelciel ! ».

C.B. : J’aime bien me balader dans les mondes ouverts.

C.V. : Je me souviens que Florimon, sur le chat, disait qu’il n’aimait pas trop les mondes ouverts car ils manquaient d’histoire. Je voulais revenir sur ta période post-études : tu t’es mise en freelance ?

C.B. : J’ai travaillé la première année comme assistante maternelle, pendant laquelle j’ai animé des ateliers d’arts plastiques. Au bout d’un moment, j’ai travaillé dans une petite boîte de jeux mobile. Et par la suite, je me suis mis en freelance, illustratrice, graphiste freelance.

C.V. : Et avant de parler de ton statut de prof, on a Marie, sur la chatbox, qui voulait avoir ton avis sur Assassin’s creed origin !

C.B. : Alors j’ai débuté, je me suis beaucoup baladée mais j’ai pas encore su apprécier suffisamment le jeu pour donner mon avis. Après, c’est magnifique ! C’est super beau, super grand… Le gameplay se rapproche encore des anciens. Je crois qu’il y a le mode histoire à tester. C’est dommage qu’il n’y ait que 24 heures dans une journée… j’ai encore la couverture de mon deuxième tome à réaliser.

C.V. : C’est quoi ton processus d’écriture ?

C.B. : Je me laisse deux mois de recherche.

C.V. : Dans la mythologie celtique ?

C.B. : Pour le premier tome, j’ai mis une bonne année pour synthétiser les éléments du forum RP, faire mes liens, réadapter mes personnages à mon univers…

C.V. : Et tu écrivais en même temps ?

C.B. : Oui, je suis une grande adepte des grands cahiers pour bien structurer. Mais je me laisse un peu de hasard et de liberté. C’est mon côté créatif où j’aime me laisser une marge de manœuvre et me surprendre.

« […] je suis une grande adepte des grands cahiers pour bien structurer. Mais je me laisse un peu de hasard et de liberté. C’est mon côté créatif où j’aime me laisser une marge de manœuvre et me surprendre. »

C.V. :  Une sorte de cadre pour te surprendre toi-même.

C.B. : Comme dans le RP !

C.V. : Comme si tu écrivais avec quelqu’un, mais avec toi-même ?

C.B. : J’étais habituée à écrire de manière collaborative, avec d’autres. Je faisais comme si j’étais en RP et que je me répondais. Ça me motivait.

« J’étais habituée à écrire de manière collaborative, avec d’autres. Je faisais comme si j’étais en RP et que je me répondais. »

C.V. : D’ailleurs, tu as demandé à tes potes pour reprendre leurs personnages ?

C.B. : Je leur ai bien sûr demandé la permission d’adapter leurs personnages, parce qu’il y a eu un travail de réécriture. J’ai demandé si je pouvais reprendre l’idée globale, réadapté les liens entre des personnages ou des scènes de RP, sans faire de copier-coller ou de retranscription pure. Par exemple : un personnage qui s’était fait défoncer la gueule dans un combat par une crapule, « Kiro », qui fut mon inspiration pour mon affreux jojo, mon « méchant »… Après je suis pas très manichéenne, même s’il reste une sale ordure ! J’ai repris le concept du perso en demandant au joueur et en lui mettant du relief.

C.V. : Et comment ça s’est passé avec Jérôme de Nanachi ?

C.B. : Je lui ai envoyé les dix premiers chapitres, même pas la moitié du roman. Il m’a demandé un synopsis, pour être sûr que j’avais le plan, que l’histoire était structurée. J’ai su adapter l’exercice du synopsis du jeu de rôle.

C.V. : Exercice que tu as aussi appris pendant tes études de jeux vidéo. Et après, Jérôme l’a lu et t’a envoyé le contrat. Et quand est-ce qu’il te l’a envoyé ?

C.B. : Il me l’a envoyé au mois d’avril et m’a dit que maintenant je devais le terminer au mois de juin. J’avais deux mois pour l’écrire. Avec la couverture.

C.V. : Ça t’a aidé d’avoir une telle deadline ?

C.B. : Ça m’a aidé d’avoir une date butoir dans la tête, mais j’aurais préféré avoir plus de temps. C’est pour cela que j’ai pris le temps pour le deuxième, pour ne pas commettre les mêmes erreurs, pour le relire et l’améliorer.

C.V. : Et pour le deuxième projet, quand as-tu commencé à écrire ?

C.B. : Je me suis mise à écrire le tome 2 au mois de mai 2017, j’ai terminé en novembre, j’ai envoyé en correction en décembre… sachant qu’il est sorti en février 2018 !

C.V. : Six mois d’écriture, dont deux mois de recherche ?

C.B. : C’est ça ! … J’écris plutôt vite, je trouve.

C.V. : T’as une bonne dynamique. Et en plus de faire tes recherches, tu écris.

C.B. : Tout est déjà plutôt acté, je sais où je vais plus où moins, je me laisse un peu de surprise dans le développement de certaines scènes, et en écrivant je me laisse toujours des possibilités.

« Tout est déjà plutôt acté, je sais où je vais plus où moins, je me laisse un peu de surprise dans le développement de certaines scènes, et en écrivant je me laisse toujours des possibilités. »

C.V. : On nous demande combien tu as écrit de pages ?

C.B. : 292 pages. Et le prochain devrait faire 312 pages.

C.V. : Et pour la rédaction du synopsis, qu’est-ce que tu donnerais comme conseil à Julie qui dit « C’est un exercice excessivement dur à mon sens. » ?

C.B. : C’est essentiellement un travail de synthèse. C’est un exercice de scénariste, il faut avoir un esprit très terre à terre.

C.V. : Combien de signes ça fait en général un synopsis, pour toi ?

C.B. : Je conseillerai de ne pas excéder deux pages. Si ça tient sur une seule page, c’est très bien.

C.V. : Pour le speed-dating, j’ai demandé la moitié d’une page Word. Je crois que les participants m’en ont voulu…

C.B. : C’est hyper dur mais c’est bien. Synthétiser 300 pages, c’est hyper compliqué. Il faut vraiment définir les actions et les enjeux dans la structure de ses chapitres : chapitre 1 = 1 enjeu et 1 action.

C.V. : Dans le synopsis, il faut spoiler, non ? Je reprends les questions de la chatbox.

C.B. : Oui, c’est un travail très frustrant pour moi, parce que je me disais « Merde, il va tout savoir… » mais l’éditeur en a besoin. C’est obligatoire.

C.V. : Et on trouve quoi dans le synopsis : situation initiale…

C.B. : Le fameux découpage du récit de la Poétique d’Aristote : situation initiale, péripéties, dénouement… début, milieu, fin… Chaque chapitre doit être résumé en 1 à 2 lignes grand max.

C.V. : Florimon demandait la différence avec une quatrième de couverture.

C.B. : La 4ème de couverture, c’est le texte qui va donner envie. On a le droit à un peu plus de fantaisie ! La couverture, c’est ce qui est plus impactant, et quand on retourne le livre, ça donne confirmation sur ce que le lecteur va lire. C’est synthétique aussi, il faut donne suffisamment d’éléments pour susciter l’intérêt du lecteur.

C.V. : Le synopsis, c’est le texte que tu envoies à un éditeur pour présenter ton projet.

C.B. : C’est pour montrer où tu vas, de quoi ton bouquin va parler… Tu peux dire les grands thèmes, les enjeux, la problématique.

C.V. : Il y aurait certains livres qui spoileraient dès la quatrième de couverture, d’après Florimon. Et Julie demande des conseils également. Tu l’as écrite toi-même ta quatrième de couverture ?

C.B. : C’est un autre exercice que le synopsis. Il faut essayer en quelques lignes de placer ton univers. À la différence du synopsis, c’est un peu plus lyrique, c’est une accroche. C’est… de la pub, quoi ! Le synopsis, c’est un texte d’exécution qu’on pourrait avoir en game design, dans le jeu vidéo par exemple.

C.V. : Ça reste court, tout de même, comme sur ton livre.

C.B. : Et encore, sur mon deuxième tome, la quatrième de couverture fait le double. Y’a plus d’éléments… ça a été très compliqué d’écrire en donnant l’envie sans spoiler.

C.V. : Comment tu travailles d’un point de vue marketing avec ton éditeur sur le lancement du tome 2 ?

C.B. : J’ai déjà commencé su les réseaux sociaux : j’ai une page Facebook Caroline Blineau – Ecrivaine, un compte Twitter, un compte Instagram…

C.V. : J’ai vu que t’étais très active sur les réseaux sociaux. Quand tu es auteur aujourd’hui, tu penses que c’est un passage obligé ?

C.B. : Je me base sur ce que je vois en ce moment. Je vais citer Samantha Bailly, qui fait son marketing en utilisant tous les outils numériques à sa disposition.

C.V. : Samantha Bailly a réussi à créer sa marque, à faire un vrai travail de « branding » impressionnant.

C.B. : Elle utilise aussi Youtube. C’est très intelligent de faire ça, en plus ça offre une proximité auprès de son lectorat. C’est ce que j’essaye de faire.

CV. : Tu me disais que tu faisais toi-même tes services presse, à envoyer des paquets à des instagrammeuses.

C.B. : C’est l’envers du décor. On a parlé pas mal d’écriture à entreprendre, mais j’ai découvert tout un autre monde : la notion de marketing et c’est compliqué. J’ai pas cette habitude de me montrer, de me vendre…

C.V. : … de passer sur Youtube !

C.B. : Il y a un an de cela, j’aurais jamais cru faire des interviews. que je passerais chez MadmoiZelle.

C.V. : C’est d’ailleurs là que je t’ai vue.

C.B. : Oui, donc voilà les gens, lancez-vous ! Et puis grâce à toi, Caroline, j’ai aussi pu faire une conférence au Salon fantastique.

C.V. : D’ailleurs, on a une de nos participantes au speed-reading qui m’a dit l’avoir enregistré ! C’était la surprise que je voulais te dévoiler. On travaille sur une retranscription et on postera le podcast sur Youtube, ça fera plaisir à Jemrys, David et Guillaume aussi.

C.B. : Ca marche que comme ça en fait, le bouche à oreille ! On se rend compte que l’écriture c’est très solitaire, il faut sortir de sa grotte.

C.V. : Est-ce si solitaire ? Tu es venue à l’un de nos ateliers d’écriture et ça t’a permis d’écrire sur un autre projet !

C.B. : C’est vrai qu’en ce moment je me cloisonne à mon univers, parce que je n’aime pas me disperser non plus. Même si j’ai quatre ou cinq autres projets de roman, que j’ai écrit dans mes carnets. J’estime que c’est bien de finir ce qu’on a commencé, pour ne pas perdre mon lectorat qui me suit.

C.V. : Tu ne travailles jamais sur deux projets en même temps ?

C.B. : Si, j’alterne entre plusieurs projets, mais je me limite et donne toujours priorité à l’un avant de débuter un autre.

C.V. : L’atelier où tu es venue « Commencer une histoire », tu avais écrit quoi comme texte ?

C.B. : Un projet de cross-over Outlander et de Violet, des séries Netflix que je trouve géniales. Ça me permet de faire un autre exercice et de me lancer avant de faire plusieurs concours.

C.V. : Tu participes au prix Jeune Ecrivain ?

C.B. : Oui, celui-ci c’est fait. Et il y a aussi celui sur Scribay sur le thème « Grandeur et décadence ». Je vais aborder un sujet historique, j’aime bien faire ça comme dans mon roman les Pierres Ecarlates, je vais aborder l’histoire d’un roi qui déchante.

C.V. : Donc tu as bien plusieurs projets, avec les rencontres d’écriture et les concours auxquels tu participes !

C.B. : Oui, ça me donne des « challenges », ça me permet d’écrire autre chose, je trouve ça plutôt cool.

C.V. : Julie sur la chatbox dit écrire des fanfictions pour décompresser. C’est un peu ce que t’as fait au dernier atelier en fait ?

C.B. : Ca reste dans le domaine de la fanfic, réadaptée. Je trouve que l’exercice est super cool. Il y a beaucoup de fanfictions, comme Harry Potter.

C.V.: C’est mon petit pêché mignon.

C.B.: Je trouve ça génial de s’inspirer d’un univers donné, comme dans le jeu de rôle, de créer une histoire à partir de personnages.

C.V. : On est en plein dans du transmédia.

C.B. : Oui, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière d’écrire !

C.V. :

 


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Caroline Viphakone-Lamache

A propos Caroline Viphakone-Lamache

Ancienne étudiante en édition, Caroline Viphakone-Lamache lance sa start-up infinite RPG en parallèle de son agence de communication digitale en 2014. Passionnée d’écriture numérique et de transmédia marketing, elle a hâte d’échanger avec vous !

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